Chantiers du gouvernement : La dure mission d'Ahmed Ouyahia

La crise que traverse actuellement l’Algérie met de la pression sur le nouveau gouvernement. L’équipe d’Ahmed Ouyahia devra trouver des solutions aux différents problèmes, notamment d'ordre économique.

La mission s’annonce dure, car les défis à relever sont colossaux. Succédant en août dernier à Abdelmadjid Tebboune, le SG du RND n’a pas caché ses inquiétudes relatives à la situation financière du pays, lors d’une rencontre avec les présidents des organisations patronales et l’UGTA. Dans son plan d'action présenté devant les parlementaires, le Premier ministre a dévoilé les principaux chantiers qui seront lancés. Il y a d’abord le redressement de la situation financière du pays, qui est préoccupante. Le gouvernement compte rationnaliser les dépenses publiques, revoir la politique des subventions et trouver de nouvelles sources de financement pour l’économie nationale.

En effet, le nouveau plan d'action du gouvernement contient plusieurs mesures en vue de relancer l'économie nationale. Pour la modernisation de la sphère commerciale, le gouvernement prévoit un assainissement des activités commerciales au bénéfice des consommateurs, de concourir à la promotion de la production locale, à l'abri des fraudes diverses, y compris lors des importations, et de participer à la restauration de l'équilibre de la balance des paiements. Il est question de faire appel aux investisseurs privés pour améliorer les circuits de la grande distribution, garante d'approvisionnements réguliers et transparents. L'amélioration du contrôle de la qualité des produits aux frontières et à travers les circuits commerciaux pour prévenir les risques sanitaires sera le cheval de bataille de l’actuel Exécutif.

La régulation du commerce extérieur sera aussi renforcée afin d'éviter la fraude et la surfacturation, et ce, avec le concours d'organismes internationaux de vérification des prix. Des mesures destinées à réduire la facture des importations seront aussi envisagées, en encourageant la production nationale. Parmi les chantiers du gouvernement, figure la promotion des exportations hors hydrocarbures à travers notamment la mise en place de mesures et dispositifs appropriés, parmi lesquels un mécanisme d'assurances des exportations, d'accompagnement en matière de crédits adaptés et des incitations à la prospection de marchés extérieurs pour le produit local.

Le développement des énergies renouvelables n’est pas en reste. Il est envisagé d'entretenir et d'exploiter davantage les stations d'enfouissement de déchets et les stations de traitement des eaux usées. Des mesures incitatives aux initiatives et investissements privés dans ce domaine seront envisagées. Mais, le véritable chantier reste celui de l'amélioration de l'environnement des affaires. Ce dossier sera parmi les priorités. Le gouvernement promet de faciliter l'investissement dans tous les secteurs et de favoriser les partenariats public-privé et mixtes.

Le gouvernement souhaite aussi stabiliser le cadre juridique et réglementaire de l'activité économique, de sorte à donner de la visibilité aux opérateurs et aux investisseurs. Les différentes entraves et pesanteurs bureaucratiques qui persistent sur le terrain seront levées pour susciter une réelle dynamique. A ce titre, il a été décidé de décentraliser les décisions et procédures d’investissement au niveau des wilayas, à l'exception des projets d'investissements majeurs et des investissements avec des partenaires étrangers qui demeureront du ressort des organes nationaux en charge de l'investissement.

Le programme de mise à niveau des petites et moyennes entreprises sera également relancé. Le gouvernement s’inscrit résolument dans une politique de soutien et de facilitation pour l’ensemble des investisseurs sans distinction. Il s’engage à assainir de manière diligente les créances détenues par des opérateurs économiques sur les démembrements de l'Etat à la suite de retards de paiements des réalisations ainsi que des fournitures de biens et de services.

Pour l'accès au foncier, le gouvernement va relancer la réalisation progressive des 50 nouvelles zones industrielles à travers 39 wilayas, avec des crédits à long terme mobilisés par le Fonds national de l'investissement (FNI). La réalisation et la gestion des zones industrielles fera l'objet, selon le document, d'une approche nouvelle, y compris à travers la concession aux opérateurs locaux disposés à investir dans ce domaine, avec une qualité de service adéquate.

Le gouvernement ne compte pas aussi remettre en cause les différents avantages édictés par le code des investissements au profit des investisseurs. Dans l’ensemble, on assiste à un changement radical de la politique du gouvernement par rapport aux objectifs tracés par l’ex-Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune.

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