Suspension de 851 produits à l’importation : Encourager la production nationale, mais à quel prix ?

Méfiance. Le sujet de l’interdiction d’importation de 851 produits alimente toujours les débats. Entre ceux qui approuvent et ceux qui désapprouvent la décision, le consommateur se retrouve face à une situation qui demande plus d’éclaircissement et de rassurance.

Pour le gouvernement, l’instauration de cette mesure vise surtout le rétablissement de la balance des paiements, dont le solde global, rappelle-t-on, a affiché un déficit de 11,06 milliards de dollars au 1er semestre 2017, contre un déficit de 14,61 milliards de dollars au même semestre de 2016. Dans ce cadre, le ministère du Commerce précise qu’après évaluation, il a été conclu qu’au titre de l’exercice 2017, la politique de l’Etat mise en place précédemment pour encadrer les importations a commencé à donner des résultats positifs. Mais le gouvernement a décidé d’instaurer de nouvelles dispositions pour contenir davantage les importations et aussi à encourager la production nationale.

Argumentant la prise de cette décision, le ministère du Commerce affirme qu’il a reçu une centaine de demandes provenant des industriels nationaux pour la protection de la production nationale dans des filières telle celle de transformation, laquelle possède des «niches de production importantes». Cette mesure permettra, selon les responsables, non seulement l’amélioration de la compétitivité des produits locaux par rapport à ceux importés, mais aussi la valorisation des recettes budgétaires sur les opérations d’importation de certains produits de luxe.

Par ailleurs, dans le cadre des dispositions législatives et réglementaires régissant la protection des consommateurs et la qualité des marchandises, les opérations d’importation devront justifier, au moment de la domiciliation bancaire, d’un document officiel établi par une autorité dûment habilitée dans le pays exportateur et/ou d’origine attestant que les marchandises concernées sont effectivement et librement commercialisées sur son territoire.

Autre objectif, celui d’éradiquer le commerce informel qui est alimenté généralement par les produits importés. Mais selon certains spécialistes, les conséquences d’une telle mesure ne peuvent être perçues sur le terrain qu’à partir de 6 mois de son application. Le ministère du Commerce pourrait revoir dans quatre à six mois cette interdiction, une fois la situation évaluée.

Ensuite, pour ceux qui se méfient de cette mesure, ils pensent que les retombées négatives commencent à apparaître. Pour preuve, juste après l’annonce de l’interdiction d’importer certains produits, la décision a entraîné un rush d’une partie de la clientèle vers les hypermarchés et autres grandes surfaces en vue de stocker des produits importés qui seront indisponibles : chocolats, bonbons, corn-flakes, fromages… Dans ce mouvement, les prix de certains produits ont augmenté, c’est notamment le cas des chocolats, des cosmétiques, des meubles et des téléphones portables.

Sur ce sujet, les associations de défense des commerçants, comme l’ANCA, sont sceptiques. Les représentants pensent que durant une période de quatre à six mois, la production nationale ne pourra faire face à la demande. Cette situation va induire une hausse des prix de ces produits. Les représentants n’excluent pas le risque que les stocks de 2017 soient vendus par les importateurs aux prix de 2018.

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