Démarrage de la planche à billets : Les conséquences positives commencent à apparaître

Croissance. Annoncée en grande pompe, la production de monnaie a débuté en 2017. Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, tente toujours de rassurer sur l’importance du financement non conventionnel pour faire taire ceux qui s’opposent à cette décision.

Concernant le volume du tirage de billets dans le cadre du mécanisme de financement non conventionnel, le ministre a avancé le montant de 570 milliards de dinars en 2017 et de 1.800 milliards en 2018. Première conséquence de cette décision, le changement de position de la Banque mondiale (BM) quant aux prévisions de croissance pour l’Algérie.

En effet, la BM a revu récemment sa copie et met fin aux spéculations de ceux qui promettaient la faillite prochaine du pays. L'Institution de Bretton Woods est, en effet, convaincue que les mesures prises par le gouvernement concernant l'investissement et le financement non conventionnel seront génératrices de croissance.

La croissance du PIB de l'Algérie devrait s'établir à 3,6% en 2018, contre 1% prévu dans sa dernière édition de juin 2017, souligne-t-elle dans son rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales publié à Washington. «Les nouvelles dépenses d'investissement et les mesures budgétaires prévues dans la nouvelle loi de finances de 2018 devraient porter à la hausse la croissance de l'Algérie à court terme», affirme la Banque mondiale.

La BM vient donc d'arbitrer le débat autour du recours à la planche à billets pour renflouer la trésorerie du pays et assurer les équilibres budgétaires. Emanant d'une institution financière qui n'a pas réputation de distribuer des bons points à l'emporte-pièce, le gouvernement ne peut donc que se fier à son impartialité suite à cet encouragement.

L’Algérie va donc lancer l’impression massive de nouveaux billets de banque pour financer les caisses des entreprises, institutions et banques publiques touchées de plein fouet par la crise financière depuis 2015. Cette année, la planche à billets va tourner à grande vitesse. En effet, l’Algérie va imprimer à partir de cette année jusqu’à la fin de l’année 2019 l’équivalent de 30 milliards de dollars de nouveaux billets de banque. Ces chiffres ont été communiqués subrepticement par le ministère des Finances. Ce dernier a expliqué que les besoins de financement de notre pays s’élevaient à 570 milliards de dinars (5,5 milliards de dollars) en 2017, à 1815 milliards de dinars (18 milliards de dollars) en 2018 et à 580 milliards de dinars (5,6 milliards de dollars) en 2019. Et le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, a reconnu publiquement que ces besoins seront couverts totalement par le recours au financement non conventionnel, la terminologie employée par les autorités algériennes pour parler de la planche à billets.

Autre objectif tracé, celui de ressusciter le Fonds de régulation des recettes (FRR) avec les nouveaux billets qui seront fabriqués. La planche à billets est donc l’option que le gouvernement «maîtrise le plus», sachant que l’Etat ne pouvait pas s’aventurer en optant pour une solution qu’elle ne maîtriserait pas.

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