De la résilience, mais…

Les institutions financières mondiales ont été unanimes à souligner et à saluer ces derniers temps les capacités de l’Algérie d’avoir pu résister à la grave crise financière engendrée par la baisse conséquente des revenus des exportations pétrolières. Ce constat venant des organisations internationales, comme la Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI), n’a pas forcément tendance à flatter le travail mené par le gouvernement et les différentes composantes de la société algérienne. Elles ont tenu compte des principales décisions prises afin d’atténuer le choc de cette crise et de maintenir un rythme de croissance acceptable ainsi que sauvegarder les équilibres financiers de manière globale. Ceci est réellement défendable et édifiant pour plusieurs raisons.

En effet, depuis l’année 2014, le gouvernement a pris des mesures visant à préserver les finances publiques, les réserves de change ainsi que le pouvoir d’achat des citoyens. Parmi les décisions importantes prises, il y a lieu de rappeler la réduction des dépenses d’équipements, en suspendant des projets non encore entamés, la régulation des importations, en instaurant le régime des licences, et la révision des prix des carburants de manière graduelle. Il y a eu aussi l’instauration de nouvelles taxes et des hausses des impôts, sans que cela bouleverse l’économie nationale. La riposte à la crise a été mesurée et bien cordonnée, évitant au pays de vivre des situations d’extrêmes tensions déjà connues durant les années 1980 et 1990. Certes, le niveau des réserves de change a considérablement baissé depuis l’année 2014, passant de 190 milliards de dollars à moins de 100 milliards de dollars en 2018. Malgré cet état des lieux, les pouvoirs publics n’ont pas fait appel aux emprunts extérieurs et coupé de manière drastique dans les dépenses d’investissements et de fonctionnement, préférant continuer à financer les projets stratégiques ayant surtout un impact sur l’emploi et la croissance économique.

La vision de l’Etat était telle que le pays n’a pas connu un coup d’arrêt brusque ni une remise en cause de tout ce qui a été entrepris durant les précédents programmes. Cette thérapie de choc qui a servi à atténuer les effets de la crise nécessite, toutefois, la poursuite des réformes économiques, devenues inévitables. Il s’agit plus particulièrement de l’assainissement des finances publiques, de ciblage des subventions et du partenariat public-privé. La situation actuelle du marché pétrolier, dont dépend exclusivement notre économie, ne risque pas de connaître un bouleversement favorable, d’où la nécessité de lancer ces chantiers de réformes. Le plus tôt sera le mieux. Il n’y a pas donc de raisons de craindre le changement.

L’Algérie est suffisamment outillée et disposant de richesses inestimables qui feront d’elle un champion économique. Il suffit de rappeler l’immensité de son territoire, sa ressource humaine jeune et dynamique ainsi que ses richesses naturelles.

Partager cet article

Rédaction et Administration

Lot. Ben Achour Abdelkader Villa n° 27. Chéraga - ALGER

 

Tél. : 213 (0) 21 37.29.63 / 213 (0) 21 36.38.73
Fax : 213 (0) 21 37.58.58

 

redac@actuel-dz.com
l.actuel@gmail.com

Régie Publicitaire et Abonnements

Lot. Ben Achour Abdelkader Villa n° 27. Chéraga - ALGER

 

Tél. : 213 (0) 21 37.29.63 / 213 (0) 21 36.38.73
Fax : 213 (0) 21 37.58.58

 

ANEP Régie presse
1, rue Pasteur - Alger

à Savoir

Les manuscrits, photographies, illustrations ou tout autre document adressés ou remis à la rédaction ne sont pas rendus et ne peuvent faire l’objet d’aucune réclamation.

 

La rédaction

Newsletter

Abonnez-vous à notre Newsletter afin de recevoir nos dernières infos.