L’acte d’exporter n’est pas un slogan

Nos entreprises nationales publiques et privées ne peuvent réussir à exporter leurs produits sans le recours à une stratégie qui doit impliquer obligatoirement des capacités d’innovation et d’adaptation par rapport à la situation du marché de l’heure. Cela revient à dire aussi que tout exportateur doit s’armer de capacités de gestion des risques, qui peuvent, d’ailleurs, survenir à tout moment de l’opération d’exportation.

D’après une contribution de Louis Raymond, professeur émérite de l’Institut de recherche sur les PME au Canada, «il s’agit dès lors pour les entreprises exportatrices d’acquérir et de développer des capacités d’identification, d’appréhension et éventuellement de mitigation des risques inhérents à leurs activités commerciales internationales, et particulièrement lorsque ces activités impliquent des marchés émergents». Il se trouve que des conflits, qui sont de nos jours légion, opposent deux protagonistes activant dans le même domaine de l’exportation.

Récemment, un cas de refoulement de produits agricoles algériens exportés vers certains pays a provoqué un mini-scandale national largement relayé par la presse, ce qui n’a pas manqué de provoquer une grande polémique quant à l’origine de ce renvoi, malgré que le ministère de l’Agriculture a tenté de se justifier pour dégager sa responsabilité dans cette affaire, qui, d’ailleurs, n’a pas encore livré tous ses secrets.

Comme dit le proverbe : «A quelque chose malheur est bon». L’opportunité qui se présente par rapport à cette histoire de rejet d’une marchandise exportée est que cela va certainement poser sérieusement le problème de la qualité de l’acte d’exporter qui s’apprend, mais aussi qui a ses règles et ses connaissances. C’est pourquoi, on assiste depuis le déclenchement de cette affaire à une prise de conscience collective de nos institutions, à commencer par les ministères de l’Agriculture et du Commerce. Force est de constater que les responsables des deux départements ministériels vont avoir du pain sur la planche.

En fait, c’est le moment de toucher du doigt les vrais problèmes qui entravent les opérations d’exportation, en gardant à l’esprit que l’exportation est avant tout un métier qui a ses règles et ses procédures. A vrai dire, on ne peut en aucun cas s’improviser exportateur du jour au lendemain.

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