L'arbre qui cache la forêt

Purges au sein de la haute hiérarchie de notre prestigieuse ANP, affaire de la cocaïne, malaises sociaux, renaissance d’une maladie moyenâgeuse, et j’en passe… Ce sont là quelques événements phares de l’histoire de notre chère Algérie qu’il faut marquer d’une pierre noire en cette période d’automne 2018, néanmoins qui n’augure pas de lendemains sereins. Pour le citoyen lambda, c’est l’effarement total, lui qui n’arrive plus à distinguer le mal du bien tellement il est dépassé malgré lui par le cours d’une actualité qui dépasse tout entendement.

On dirait que nos décideurs sont en train de se tirer une balle dans le pied au préjudice d’une population qui ne sait à quel saint se vouer. A telle enseigne que le pauvre citoyen est contraint de se contenter de la moindre information ou des rumeurs dispensées par les médias et les réseaux sociaux. Même à ce niveau, il est malheureusement souvent à la merci de la désinformation et de la manipulation de certains canaux à la solde d’une catégorie de mentorat douteux. Mais bon, ne dit-on pas que les médias sont le quatrième pouvoir, malgré le fait que ces derniers ne sont pas aussi indépendants que le pouvoir algérien veut faire croire à l’opinion internationale.

Cependant, il nous reste le mythe de la richesse de l’Algérie, les ressources des hydrocarbures, « la vache à traire de toujours », pour ceux qui ont dans l’esprit que le pétrole est éternel et non pas fossile. En 2017, les recettes d’exportation de pétrole et de gaz ont augmenté de 18,42%, à 33,06 milliards de dollars, par rapport à 2016. Pour les décideurs algériens, un baril actuel à 80 dollars américains est largement acceptable du moment que les rentrées d’exportation couvrent parfaitement les besoins essentiels des 40 millions d’habitants.

Une bénédiction pour nos gouvernants, un malheur pour le développement de l’Algérie. C’est comme dirait l’autre, le revers de la fortune d’une nation aussi riche que la nôtre en ressources naturelles. Nos dirigeants politiques et économiques ont finalement échoué sur toute la ligne dans un pays qui a engrangé entre 2000 et 2016, des recettes liées à la vente d’hydrocarbures à environ 800 milliards de dollars de flux de devises en 15 ans, selon les estimations des consultants spécialisés en la matière. Certes, il existe bien quelques réalisations de grande importance dans le domaine du développement socio-économique, combien cela n’a pas pour autant atténué la pression sociale à telle enseigne que les soulèvements populaires sont omniprésents quotidiennement.

Effectivement, c’est l’absence d’une bonne gouvernance locale qui a caractérisé les membres de staffs gouvernementaux qui se sont succédé aux affaires de l’État qui est à l’origine de ce gâchis monumental. En fait, ce qui a manqué le plus en ce temps-là c’est cette vision à long terme et cette projection qui devait leur ouvrir les portes de la postérité. Il n’y a pas photo… Résultat des courses, l’avenir demeure incertain.

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