Exportation de gaz : L’Algérie multiplie d’efforts

Développement. L’Algérie souhaite augmenter ses parts dans le marché du gaz en développant ses exportations. Pour les responsables du secteur, le gaz représente l'avenir de l'énergie en Algérie et une source de devises pour le Trésor public.

L'Algérie est considérée comme un partenaire et un concurrent puissant pour la Russie et les États-Unis dans le domaine de l'exportation du gaz, tout en développant des stratégies pour offrir aux partenaires étrangers la meilleure qualité de service. Selon le rapport World Oil Outlook (Woo) de l’OPEP qui s’est penché sur l’évolution de la production de gaz des douze pays de l’organisation dont l’Algérie, «d’ici 2020, l’Algérie pourrait augmenter ses capacités de raffinage à l'échelle nationale de 50% et gardera ainsi sa position de plus important producteur de gaz dans la région Mena et Afrique».

Avec une capacité de production de 1,4 million de barils équivalent pétrole (bep) par jour, l’Algérie est classée quatrième producteur au sein de l’organisation OPEP, après l’Iran (3,7 Mbep/j), le Qatar (3 Mbep/j) et l’Arabie Saoudite (1,8 Mbep/j) et figure selon ce rapport parmi les dix plus grands producteurs de gaz dans le monde, et ce, grâce aux différents projets d’investissement lancés par le gouvernement algérien pour le développement de la recherche et l’exploitation du gaz.

Parmi les ambitions du gouvernement, conquérir d’autres marchés, autres que ceux de l’Europe. En ligne de mire, le marché asiatique. D’ailleurs, l’Algérie va acquérir davantage de navires pour acheminer du gaz vers l’Asie, selon Abdelmoumen Ould Kaddour, le PDG de Sonatrach. «L’Europe est notre client traditionnel mais nous devons sécuriser les marchés asiatiques pour vendre notre gaz », a-t-il indiqué. Les exportations algériennes de gaz naturel ont atteint 54 milliards de mètres cubes en 2017, selon les chiffres de Sonatrach. La compagnie publique veut faire passer les volumes exportés vers l’Europe à 57 milliards de mètres cubes en 2018. Troisième fournisseur de l’Union européenne (UE) en gaz après la Russie et la Norvège, l’Algérie veut néanmoins diversifier géographiquement ses exportations surtout que l’Europe impose des conditions que le management de Sonatrach considère comme «inacceptables». Autre point positif, la signature en juin d’un contrat avec l’Espagne, d’une durée de 9 ans pour une quantité de 9 milliards de mètres cubes. Ajoutons à cela le nouveau contrat avec l’italien Eni, pour la livraison de 3 milliards de mètres cubes.

En outre, Sonatrach est en train de travailler sur une «joint-venture» de trading qui lui permettra de commercialiser facilement ses produits. Ainsi, avec cette nouvelle stratégie, la Sonatrach prévoit de se repositionner sur le marché de l’énergie en Méditerranée et assurer ses parts malgré les grandes turbulences que connaît le marché.

En dépit donc de la crise pétrolière qui secoue tous les secteurs économiques, notamment énergétique, l’Algérie prévoit la hausse de sa production en gaz. Ceci pourrait constituer une alternative au pétrole qui est en chute durable depuis plusieurs années, mais surtout un atout pour l’économie nationale en voie de diversification, selon les experts.

Partager cet article

Rédaction et Administration

Lot. Ben Achour Abdelkader Villa n° 27. Chéraga - ALGER

 

Tél. : 213 (0) 21 37.29.63 / 213 (0) 21 36.38.73
Fax : 213 (0) 21 37.58.58

 

redac@actuel-dz.com
l.actuel@gmail.com

Régie Publicitaire et Abonnements

Lot. Ben Achour Abdelkader Villa n° 27. Chéraga - ALGER

 

Tél. : 213 (0) 21 37.29.63 / 213 (0) 21 36.38.73
Fax : 213 (0) 21 37.58.58

 

ANEP Régie presse
1, rue Pasteur - Alger

à Savoir

Les manuscrits, photographies, illustrations ou tout autre document adressés ou remis à la rédaction ne sont pas rendus et ne peuvent faire l’objet d’aucune réclamation.

 

La rédaction

Newsletter

Abonnez-vous à notre Newsletter afin de recevoir nos dernières infos.