L'économie algérienne toujours otage des hydrocarbures

Equilibre. Grâce à l’amélioration des prix du pétrole depuis le début de l’année 2018, l’économie algérienne a réussi à amortir plus ou moins le choc extérieur enregistré depuis 2014 et à maintenir sa relative croissance.

En effet, l’amélioration des recettes des exportations pétrolières durant l’année en cours ont permis de maintenir les équilibres financiers et les budgets des équipements de l’État, sans oublier les dotations octroyées pour préserver le pouvoir d’achat et la préservation des couches défavorisées. Selon les données publiées le 2 septembre 2018 par les Douanes, le déficit de la balance commerciale de l’Algérie s’est établi à 3,25 milliards de dollars durant les sept premiers mois de l’année 2018, contre 6.99 milliards de dollars durant les sept premiers mois de 2017.

Le volume des importations est évalué à 26.91 milliards de dollars durant les sept premiers mois de l’année en cours, en baisse de 1.06% par rapport à la même période en 2017, alors que le volume des exportations est estimé à 23.65 milliards de dollars durant les sept premiers mois de l’année 2018, représentant une augmentation de 17.08% par rapport à la même période de l’année 2017. Les hydrocarbures ont continué à représenter l’essentiel des exportations de l’Algérie, avec une part de 93.09% du volume global des exportations et seulement 1.63 milliard de dollars hors hydrocarbures.

Ces données ont démontré que l’amélioration des exportations pétrolières a eu un effet direct sur le déficit de la balance commerciale et par conséquent sur les réserves de change du pays, qui représentent le matelas de devise de l’Algérie et de sa capacité financière à faire face aux chocs extérieurs. Selon les estimations de la Banque d’Algérie, les réserves de change seront de l’ordre de 80 à 83 milliards de dollars d’ici la fin de l’année.

Au-delà de 2018, le niveau des réserves de change restera toujours dépendant des fluctuations du cours des hydrocarbures. Pour l’instant le marché est stable avec un baril oscillant entre 70 à 75 dollars le baril sur le marché londonien. Certains économistes affirment d’ailleurs que l’Algérie a un répit de trois ans pour éviter le retour au FMI, d’où l’urgence d’accélérer les réformes économiques et de maitriser les dépenses publiques.

Des spécialistes en questions financières n’écartent pas dans ce contexte de vives tensions budgétaires à partir de 2021-2022, avec des incidences à la fois économiques, sociales et politiques. Tout dépendra des prix des hydrocarbures sur le marché international et de la position de Sonatrach vis-à-vis de ses clients, étant donné que la majorité des contrats à terme arrivent à expiration en 2019.

Globalement, le gouvernement sera amené à rationaliser les dépenses, à mettre en oeuvre la politique de ciblage de la subvention et à libéraliser l’économie de manière graduelle pour éviter des scénarios catastrophes.

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