Nadia Murad : Cette militante irakienne aux multiples distinctions

Elle a reçu le Prix des Droits de l'Homme Václav Havel en 2016, décerné par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, le Prix Sakharov en octobre 2016, décerné par le Parlement européen et le Prix Nobel de la Paix 2018 partagé avec Denis Mukwege. Elle, c’est l’irakienne Nadia Murad reconnue le 16 septembre 2016, comme ambassadrice de bonne volonté de l'Organisation des Nations unies pour la dignité des victimes de la traite des êtres humains.

Née en 1993 à Kocho, un village près de Sinjar en Irak, Nadia Murad est une militante irakienne des droits de l'homme, d’origine kurde et issue de la communauté yézidie. Elle a reçu plusieurs distinctions et a été récompensée pour ses efforts «pour mettre fin à l'emploi des violences sexuelles en tant qu'arme de guerre».

Nadia Murad a vécu dans une famille pauvre du Nord de l'Irak. Deux ans après la fin de la guerre du Golfe, la famille de Nadia appartient à la minorité religieuse yézidie (une religion monothéiste issue d'anciennes croyances de la région). À la maison, la famille parle le kurmandji, une langue kurde. Elle grandit en compagnie de ses douze frères et soeurs dans une grande maison du village de Kocho à proximité de Sinjar, la plus grande ville yézidie.

En 2003, son père meurt. Pendant la guerre d'Irak, elle manque une année d'étude car sa mère refuse de la laisser aller étudier dans la ville voisine. Il lui faut attendre l'ouverture d'un collège à Kocho pour qu'elle retourne à l'école, qu'elle quitte à 17 ans. Dotée d'une bonne mémoire, elle aimait tout particulièrement l'histoire.

Le 3 août 2014, au début de la deuxième guerre civile irakienne, les djihadistes de l'État islamique attaquent Sinjar, tenue par les peshmergas du Gouvernement régional du Kurdistan. C'est le 15 août suivant, vers 11 h, que l'horreur commence : les habitants du quartier où vivent Nadia et sa famille sont convoqués dans une école locale. C'est la dernière fois qu'elle voit sa mère, placée dans un groupe différent du sien. Nadia est ensuite emmenée captive en pick-up à Mossoul, ville conquise par les djihadistes deux mois plus tôt, avec ses deux soeurs, ses cousines, ses nièces et les autres femmes et enfants du village. Pendant des mois, elle passe de propriétaire en propriétaire (elle en connaîtra 13 au total) jusqu'au jour où son maître, un chauffeur de bus au service des djihadistes, la menace de la vendre sur un marché aux femmes et part lui acheter une abaya pour pouvoir la sortir dans Mossoul.

Elle en profite pour quitter les lieux et courir dans les rues, frappant aux portes pour demander de l'aide jusqu'à ce qu'une famille d'Irakiens sunnites accepte de l'héberger. En décembre 2015, elle implore le Conseil de sécurité des Nations unies d'intervenir contre l'État islamique, accusant le groupe terroriste de génocide contre les Yézidis. Elle devient ambassadrice de bonne volonté des Nations unies pour la dignité des victimes du trafic d'êtres humains, le 16 septembre 2016.

Après Malala Yousafzai elle est la deuxième plus jeune lauréate du prix Nobel de la paix à seulement 25 ans.

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