L’Algérie veut devenir une puissance pétrolière : L’off-shore et le schiste comme atouts

Puissance. C’est un secret de Polichinelle. Les premiers forages en offshore seront lancés en début 2019, a indiqué récemment à Alger Abdelmoumen Ould Kaddour, PDG de la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach. «On va bientôt avoir la première exploration forage pour l’offshore. «C’est très intéressant pour nous. C’est certain, il y a du potentiel. D’après les études préliminaires, il y a de très bonnes perspectives. Maintenant, il faut qu’on attende encore de voir. Mais je pense que dès l’année prochaine, on commencera à faire les premiers forages», a-t-il affirmé lors d’un point de presse tenu à l’issue de la présentation du rapport annuel de l’Organisation des pays exportateurs du pétrole (OPEP) sur les perspectives mondiales du marché pétrolier.

Une nouvelle loi sur les hydrocarbures prête pour 2019

L'Algérie, pour ne pas dire Sonatrach quand on s’engage dans une discussion économique, ne lésine pas sur les moyens financiers dans la perspective de la promulgation d’une nouvelle loi sur les hydrocarbures. Des cabinets d'avocats américains Curtis, Mallet- Prévost, Colt & Mosle LLP et d'autres cabinets de conseil ont été mis à contribution pour assister la compagnie dans cette mission hautement stratégique puisqu’il y va de l’avenir de tout un peuple.

Le premier objectif recherché par les responsables de Sonatrach n’est autre que celui d’attirer des investissements «de grosse pointure» dans le monde de l’exploitation des hydrocarbures en prévision de l’entame d’une nouvelle ère dans l’histoire de la plus importante entreprise nationale. Selon le directeur de la cette dernière, M.Ould Kaddour, les partenaires étrangers sont de plus en plus intéressés à investir en Algérie, citant à ce propos le cas des Américains, des Français et des Italiens.

C’est pratiquement parti pour les forages en offshore et le schiste

Pour rappel, M. Ould Kaddour avait indiqué en mars dernier que des projets de forages en offshore au large de Bejaïa et d’Oran étaient au stade d’évaluation des données sismiques. Il avait également relevé que plusieurs partenaires comme Anadarko (Etats- Unis), Total (France), Eni (Italie) et Statoil (Norvège) étaient intéressés à se joindre à Sonatrach pour pouvoir développer l’activité du forage en offshore en Algérie.

Le premier responsable de l’entreprise publique algérienne s’appuie dans ses dires sur des études préliminaires, qui ont révélé de «très bonnes perspectives». Mais le travail d’exploration se poursuit. Il est sans doute trop tôt pour avancer le moindre chiffre, mais au vu des immenses découvertes déjà réalisées au large de l’Égypte et la Syrie, la probabilité de découvrir un important champ gazier aux portes d’Oran et de Béjaïa reste de mise.

Le PDG de Sonatrach choisit la prudence et affirme que «dès l’année prochaine, on commencera à faire les premiers forages». La perspective d’une grande découverte sur la façade algérienne, en Méditerranée étant potentiellement acquise, les compagnies majors d’hydrocarbures n’ont pas manqué d’afficher leur intérêt pour l’option de l’offshore algérien. Ainsi, quatre grands groupes pétroliers, Anadarko, Total, ENI et Statoil «sont intéressés à se joindre à Sonatrach pour pouvoir développer l’activité du forage en offshore en Algérie», avait révélé, en mars dernier, Abdelmoumen Ould Kadour.

A l’époque déjà, le patron de la compagnie pétrolière nationale affichait un net espoir de voir au moins deux projets «sortir de mer» dans des délais assez brefs. Des sites au large des côtes bougiotes et oranaises, ont fait l’objet d’évaluation des données sismiques. Il semble donc que les premières études ont donné de bons résultats, à même de pouvoir engager les premiers forages, dans les quatre à cinq prochains mois. Il faut dire que l’intérêt que montrent les quatre géants pétroliers plaide en faveur d’une forte probabilité de sites potentiellement prometteurs.

L’option de l’offshore semble faire l’unanimité au sein des plus hautes autorités du pays, d’où le feu vert donné au patron de la Sonatrach. L’assurance que montre Abdelmoumene Ould Kaddour sur cette question témoigne d’une volonté politique déjà clairement affirmée en haut lieu. Il faut dire qu’en l’état actuel des réserves prouvées, la courbe haussière de la consommation locale et le retard mis dans l’exploitation du gaz de schiste, obligent l’Exécutif à prendre très au sérieux l’option de l’offshore.

Une «bonne nouvelle» sur ce «front», sortira le pays du stress qu’il vit actuellement en matière énergétique et relancera durablement l’Algérie sur le marché européen du gaz, ouvrant de fait, de réelles perspectives de développement à long terme. A cette conjonction de facteurs favorisant l’exploitation du gaz au large des côtes, la Sonatrach peut aussi se targuer de bénéficier d’un solide soutien de quatre groupes internationaux qu’on ne présente plus. Il faut dire que l’intérêt que portent Anadarko et consorts à la perspective de développer l’offshore amène à croire que la bande maritime algérienne pourrait réserver de grandes surprises en matière de réserves d’hydrocarbures.

D’après une déclaration à propos du pétrole et du gaz de schiste, dont l’Algérie dispose de la troisième réserve mondiale, M. Guitouni dira : «Nous avançons à pas mesurés. Nous prospectons. Nous examinons, également, les conditions de développement de cette filière, en termes de technologies, de rentabilité mais surtout de protection de l’environnement et des populations». Il s’agira, a expliqué le ministre, «de déterminer les modes d’exploitation avant le processus de production avec un accent particulier qui sera mis sur l’économie de l’eau et dans le respect rigoureux des règles de l’environnement et de protection strictes des aquifères». Attendons pour juger les paroles de Monsieur Mustapha Guitouni.

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