Projet de loi de finances 2019 : Pas de hausse d’impôts et cap sur la préservation du pouvoir d’achat

Cap. Grâce à l’amélioration des recettes d’exportations pétrolières enregistrées durant l’année en cours et à la politique de rationalisation des dépenses publiques instaurée depuis 2015, la prochaine loi de finances ne prévoit aucun changement pouvant affecter le pouvoir d’achat du citoyen.

En effet, le projet de loi de finances 2019, adopté par le Conseil des ministres, ne prévoit aucune nouvelle taxe et table sur une légère hausse des recettes et du budget de fonctionnement.

«Aucune nouvelle taxe ou augmentation des prestations publiques n’est proposée dans le projet de loi de finances pour 2019», a précisé le communiqué du Conseil des ministres qui s’est déroulé en septembre dernier sous la présidence du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Le projet de loi 2019 a été établi sur la base d’un cadrage macroéconomique toujours prudent avec un prix du pétrole de référence à 50 dollars le baril, un taux de croissance de 2,6% et un taux d’inflation de 4,5%. Dans sa partie budgétaire, le texte s’attend plutôt à des recettes budgétaires de 6.508 milliards DA (mds DA), en légère hausse par rapport à celles de 2018, dont 2.714 mds DA de fiscalité pétrolière.

Quant aux dépenses, elles s’élèveront à 8.557 milliards de dinars, légèrement en recul par rapport à celles de 2018. Elles comprennent notamment les dépenses de fonctionnement, qui sont estimées à 4.954 mds de DA en légère hausse découlant de la situation sécuritaire aux frontières ainsi que du relèvement des transferts sociaux qui atteindront 1.763 mds de DA (près de 21% de la totalité du budget de l’Etat).

Les crédits budgétisés pour les transferts sociaux couvriront plus de 445 milliards de DA destinés au soutien aux familles, près de 290 mds de DA destinés aux retraites (auxquelles s’ajoutera une dotation d’appui de 500 mds DA à la Caisse Nationale des Retraites), près de 336 mds de DA pour la politique publique de santé, et plus de 350 de mds DA pour la politique publique de l’habitat (auxquels s’ajouteront près de 300 milliards de dinars mobilisés pour le même secteur par le Fonds national d’investissement).

Quant au solde global du Trésor pour l’exercice 2019, les pouvoirs publics prévoient un déficit de près de 2.200 milliards de dinars. Quant au budget d’équipement, il s’élèvera à 3.602 mds de DA de crédit de paiement et de 2.600 milliards DA d’autorisations de programme destinées à de nouveaux projets ou à des réévaluations. En légère baisse nominale, le budget d’équipement ne correspond pas cependant à un recul de la politique publique d’investissement. Cette baisse découle notamment d’une baisse de près de 300 mds DA des crédits consacrés l’année dernière à l’assainissement des créances détenues sur l’Etat, a relevé le communiqué de la présidence.

La consistance du budget d’équipement pour 2019 confirme la poursuite de l’engagement de l’Etat en faveur du développement économique et social prévoyant des dotations de 625 mds DA pour l’appui au développement humain, près de 1.000 mds DA de soutien multiforme au développement économique et 100 mds DA de concours au développement local.

Une enveloppe budgétaire de 1.763 milliards de DA sera allouée aux transferts sociaux durant l'exercice 2019 (contre 1.760 milliards de DA en 2018), représentant près de 21% de la totalité du budget de l’Etat de l'année 2019.

A travers ces transferts sociaux, il s'agit pour le gouvernement de continuer à soutenir la politique sociale de l`Etat notamment par le soutien aux familles ; à travers la subvention des produits de base, l`éducation et l’accès à l’eau et l’énergie, la santé, le logement, les retraites et l’accompagnement des foyers à faible revenu, des démunis et des personnes handicapées.

Les pouvoirs publics veulent à travers ces enveloppes financières conséquentes préserver à tout prix le pouvoir d’achat des catégories sociales les plus défavorisées.

Au grand bonheur des ménages algériens, ces derniers sont assurés que leur pouvoir d'achat sera préservé grâce à une loi de finances 2018 conçue de manière judicieuse sur le plan des transferts sociaux. Et pour cause, une enveloppe budgétaire de 1.763 milliards de DA lui sera consacré durant l'exercice 2019, représentant près de 21% de la totalité du budget de l’État de l'année 2019. D’ailleurs, le montant de l’enveloppe allouée à ce chapitre a été revue à la hausse puisqu’en 2018 il était de 1.760 milliards de DA en 2018. En plus des différentes enveloppes budgétaires allouées, le Président Abdelaziz Bouteflika a insisté sur la volonté du gouvernement de soutenir la population algérienne :

«L’Algérie doit se mobiliser davantage dès à présent pour maintenir et améliorer le niveau de développement humain de la population (…).

Pour cela, nous devons approfondir les réformes déjà engagées dans tous les secteurs. Ces réformes garantiront une justice sociale toujours intense mais aussi plus transparente, plus efficace et plus équitable», a ordonné le Chef de l’Etat.

Des décisions et un budget qui ont pour objectif d’offrir aux Algériens un meilleur niveau de vie.

A suivre

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