Conflit de compétences

La conjoncture politique et socio-économique de notre pays, conjuguée aux récents évènements de la rue, est tombée à point nommé avec le rendez-vous annuel des professionnels du bâtiment, des matériaux de construction et des travaux publics (Batimatec - version 2019). Pourquoi ? D’après les acteurs du monde du bâtiment, c’est une opportunité fortuite qui va ouvrir la voie à la « démocratisation » de l’acte de bâtir longtemps prisonnier des décisions de la tutelle.

« Rendre à César ce qui est à César », autrement dit ce qui est nécessaire aux bâtisseurs, notamment les bureaux d’études pour accomplir leurs fonctions dans les règles de l’art. L’acte de bâtir ne peut plus se faire dans l’urgence et l’anarchie, maintenant que la grave crise du logement est dernière nous, du moins pour une majorité d’Algériens. En dehors de toute manipulation politique et démagogique des chiffres, les pouvoirs publics ne cessent de vanter leurs exploits dans la réalisation d’un parc de logements qui compte présentement 9.6, millions unités, ce qui a permis de réduire le taux d'occupation des unités habitables à 4,49 personnes en dépit d’une démographie toujours galopante. Néanmoins, la qualité du bâti laisse à désirer quand on sait que les malfaçons dans la construction et le maquillage des façades d’immeubles sont devenus « un sport national » pour une certaine catégorie d’entreprises du BTPH. Quant aux espaces verts, no comment !

Tout compte fait, la réconciliation entre les pouvoirs publics et la profession, toutes parties confondues, ne peut être que bénéfique pour l’avenir du secteur et dépasser les déficiences qui entravent la réussite de certains programmes. Aussi, il est indispensable de mettre l’accent sur l’intérêt qu’il faut accorder au secteur de l’habitat, eu égard à ses dimensions socio-économiques qui en font un prélude pour réaliser la justice sociale et spatiale et un cadre consacrant le droit constitutionnel à un logement décent qui garantit aux citoyens leur stabilité et leur dignité.

En outre, on doit mettre en avant, particulièrement, l’appui à ce secteur par l’État à travers les gouvernements successifs, en simplifiant les procédures, mobilisant le foncier public et privé, accordant des incitations fiscales importantes aux promoteurs immobiliers crédibles, en créant un Fonds dédié à l’habitat, ainsi qu’en accordant un intérêt particulier au logement destiné aux couches sociales à faibles revenus (des logements subventionnés selon le salaire). De toutes les manières, le chantier de l’habitat sera toujours soumis à la pression de la demande et à l’évolution de la société en dépit des efforts des uns et des autres, alors qu’un grand nombre d’objectifs du secteur n’ont pas donné les résultats escomptés, d’où l’importance d’une approche consultative et non inclusive en prévision de l’élaboration des futurs programmes de l’habitat en Algérie.

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