Le Hirak dessine l'Algérie de demain

Alors qu'une cascade de tuiles continue de lui tomber sur la tête, le pouvoir ne lâche pas prise et s'obstine à demeurer un mauvais élève au lieu de passer la main comme « ordonné » par le Hirak. Comme dirait l'autre, la mauvaise graine ne meurt jamais, sinon il faudrait mobiliser les grands moyens pour procéder à son extermination ou à défaut à en éliminer une partie pour permettre à la bonne graine de retrouver le bon terrain et bien pousser. Il n'y a rien de sibyllin dans les desseins de ces Algériens et Algériennes qui, d'une seule voix, ont scandé « Quassaman, Quassaman, Quassaman ».

Fiction ou réalité ? Force est de constater que l'actualité nationale de ces derniers mois est pour le moins inédite, alors que tout porte à croire que le pays a toutes les chances d'aller de rebondissements en rebondissements au grès des formidables manifestations du vendredi. Toutefois, personne ne peut prophétiser sur la teneur des événements à venir et particulièrement durant le mois de Ramadhan. Là est la question. Face à un monde et à une société déséquilibrés, un monde dans lequel l'Algérien postindépendance ne s'y trouve point, ce dernier ne sait plus à quel saint se vouer. Et comme spontanément, le peuple s'est réveillé un certain 22 février 2019 pour parler d'une même voix, au grand dam de ceux qui voient dans ce fantastique mouvement la main de l'étranger.

Le pays, qui cherche désespérément une issue à cette crise du système, continue de vivre au rythme d'évènements tous plus inquiétants les uns que les autres. Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire, qui s'était exprimé le 30 avril 2019, depuis la 5e Région militaire, avait abordé, encore un coup, les affaires de corruption, précisant au passage que les services du ministère de la Défense nationale détiennent des informations avérées concernant plusieurs dossiers lourds de corruption, dont il reconnaît en personne leur existence, dévoilant des faits de spoliation des fonds publics avec des chiffres et des montants faramineux. Du reste, dans son message, il a recommandé à l'adresse de qui de droit de ne pas s'écarter de la voie constitutionnelle, quelles que soient les conditions et les circonstances. C'est un secret de Polichinelle. Hélas, il y a belle lurette que ce constat a été fait par le citoyen lambda mais jamais les pouvoirs publics n'ont daigné arrêter la saignée de la dilapidation des deniers publics au su et au vu de tout le monde. La seule inconnue dans cette histoire de corruption c'est qu'on était quand même loin de se douter que le fléau avait atteint ces profondeurs abyssales. Combien de milliards de dollars ont été dilapidés ? Seul Dieu le sait.

Tout compte fait, à notre humble avis, ce n'est que par la grâce de Dieu que notre Algérie sera « désinfectée » de la corruption et des corrupteurs, néanmoins il faut laisser le temps au temps de bien faire les choses. L'opération mains propres lancée dans la foulée du Hirak est le commencement de la fin, car la mise en prison de certains des magnats algériens n'est guère une solution de fond.

La bande, comme se plaît à le répéter dans ses discours le vice-ministre de la Défense, n'aurait jamais pu amasser de pareilles fortunes et jouir de tant d'impunité, si elle n'avait pas bénéficié de complicités et de protection de la part de hauts responsables agissant au sein de l'ensemble des institutions du pays, comme la Présidence, la justice, le gouvernement, les collectivités locales et même l'institution militaire ainsi que la Police et la Gendarmerie nationale.

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