Ramadhan 2019 : Une ambiance particulière

Mois sacré. Les services du ministère du Commerce ont déjà commencé à relever les prix de plusieurs produits afin de pouvoir suivre leur évolution. Aussi, l'une des meilleures manières d'empêcher l'augmentation des prix c'est de permettre la disponibilité des produits de large consommation durant ce mois de Ramadhan à des prix compétitifs.

Soyons rassurés, notre gouvernement, soutenu par l'Association nationale des commerçants et artisans (Anca), nous fait la promesse que la mercuriale de ce mois sacré de Ramadhan ne subira aucun bouleversement en matière de prix et ce, grâce à la mise en œuvre d'une série de mesures visant à réaliser une meilleure adéquation entre l'offre du marché et le pouvoir d'achat du chef de ménage. Parole de chef, à n'en point douter. Cependant, le hic récurrent dans cette affaire de spéculation dans les prix, c'est que pour le commun des mortels, « le disque est vraiment rayé », et nous jugeons impossible que les pouvoirs publics vont réussir à le faire passer surtout en ces moments de grande tension sociale.

Du déjà vécu

Les plus avertis de nos concitoyens diront tout simplement que c'est une opération de communication sous forme d'effet d'annonces qui se répète à l'occasion de chaque Ramadhan. Et pour cause, le ministère du Commerce avait travaillé en 2018 sur un dispositif pour empêcher l'augmentation des prix durant le Ramadhan.

Le ministre en poste actuellement avait déclaré à quelques semaines du début du jeûne qu'un nouveau système d'information au niveau du gros et du détail sera mis en place par le ministère du Commerce afin de relever les prix en temps réel pour les principaux produis d'épicerie, des fruits et légumes et des viandes.

Le ministre a précisé lors d'une rencontre avec les directeurs du Commerce des wilayas que le dispositif mis en place est un système d'alerte en cas de pics des prix. Pour ce faire, les services du ministère du Commerce ont déjà commencé à relever les prix de plusieurs produits afin de pouvoir suivre leur évolution. Aussi, l'une des meilleures manières d'empêcher l'augmentation des prix c'est de permettre la disponibilité des produits de large consommation durant le mois de Ramadhan à des prix compétitifs. Malheureusement, les résultats de cette action sont très moyens, voire insignifiants aux yeux du consommateur algérien. La conséquence d'une administration qui n'a ni les vrais pouvoirs d'agir, malgré l'existence d'une réglementation à tous les niveaux de l'administration, ni les moyens (humains et matériels) de faire face à un phénomène qui dépasse tout entendement. On se demande alors pourquoi subir la loi des commerçants particulièrement en ce mois sacré étant donné que certains pays, parfois non musulmans, prennent des initiatives en commun accord avec les commerçants pour appliquer des réductions sur les denrées alimentaires en période de Ramadhan.

La nouvelle trouvaille, les prix référentiels

S'agissant des mesures que compte mettre en place le ministère du Commerce cette année, les responsables ont établi une liste de prix référentiels de certains produits qui sont entrés en application depuis quelques jours. Il est question de fourchettes de prix, notamment de la pomme de terre (45-50 DA), la tomate (90-110 DA), l'oignon (30-35 DA), l'ail (100-150 DA), la courgette (65-80 DA), la laitue (60-70 DA), la carotte (55-60 DA) et la banane (230-250 DA). Pour ce qui est des viandes, le prix de la viande bovine congelée est fixé à 750 DA et les viandes surgelées entre 800 et 1.000 DA. De son côté, le ministre de I 'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Chérif Omari, a assuré que son département travaillera en étroite collaboration avec le ministère du Commerce pour assurer la disponibilité des produits agricoles durant le mois de Ramadhan ainsi que la stabilité des prix. « Nous allons travailler avec les services du ministère du Commerce afin de garantir l'abondance des produits agricoles, notamment les viandes rouges et blanches sur le marché tout en empêchant la flambée des prix durant ce mois sacré ».

Cependant, il restera à savoir si réellement ces prix seront respectés à la lettre et que la qualité des produits alimentaires sera bien au rendez-vous. Dans ce cadre, à titre d'exemple, les services de la Direction du commerce de la wilaya d'Alger ont mobilisé pas moins de 222 brigades de contrôle de pratiques commerciales et 122 brigades de contrôle de la qualité et de la répression des fraudes. Pour ce faire, des tournées d'inspection au niveau de toutes les wilayas du pays ont été organisées par les services compétents.

L'autre innovation introduite par les Directions du commerce du pays, le recours au système de contrôle des prix via internet. D'ailleurs, une application sur Smartphone qui permet au consommateur de signaler une infraction aux agents de contrôle de sa localité de résidence. Ces derniers prendront en charge immédiatement I 'information pour prendre les mesures qui s'imposent, soit un avertissement ou une amende pour les commerçants récidivistes. Attendons pour voir…

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