Industrie pétrochimique : Le développement du secteur s'impose en Algérie

Urgence. Pour les experts du domaine, « la valorisation de nos ressources d'hydrocarbures est devenue impérative si l'on veut, enfin, se mettre à l'abri des fluctuations dues à la baisse des prix du baril de pétrole dont le pays dépend à plus de 95% ».

La pétrochimie sera le secteur de développe- ment le plus important pour I 'Algérie et pour Sonatrach à l'avenir. Les prévisions des agences internationales le montrent clairement. L'AIE, dans l'un de ses récents rapports, a estimé que la pétrochimie sera le « principal moteur » de la demande mondiale de pétrole et devra représenter plus du tiers de la croissance mondiale de la demande. Chose qui devrait pousser l'Algérie, qui veut s'éloigner de la dépendance des hydrocarbures, à doubler d'efforts pour le développement de ce secteur.

Pourquoi l'industrie pétrochimique tarde à démarrer dans notre pays alors que son impact positif n'est plus à démontrer ? Cette question a fait I 'objet d'un débat intitulé « Le développement de la pétrochimie en Algérie », programmé au Salon international North Africa Petroleum Exhibition et Conférence (Napec 2019) qui s 'est tenu au Centre des conférences d'Oran du 9 au 13 mars dernier. Pour les experts du domaine, « la valorisation de nos ressources d'hydrocarbures est devenue impérative si l'on veut, enfin, se mettre à l'abri des fluctuations dues à la baisse des prix du baril de pétrole dont le pays dépend à plus de 95% ».

D'autres expliquent que quand les cours du baril baissent ceux des produits issus de l'industrie pétrochimique ont toujours tendance à s'élever. A partir de cette donne, le pays aurait fort à gagner en développant au plus vite son industrie pétrochimique. Certes, des initiatives dans ce sens ont été enregistrées ces dernières années, mais rien de concret ne s'en est suivi, si ce n'est la capacité de production de méthanol au niveau de la raffinerie de Skikda qui est passée de 15 millions de tonnes par an à 18 MT/an, estiment d'autres spécialistes.

A noter également la signature d'une joint-venture partenariat entre la Sonatrach et le géant mondial dans le secteur de la pétrochimie, à savoir le groupe français Total, pour la construction d'une usine de production de propylène, dont l'entrée en production est prévue pour 2020 avec une cadence de production élevée à partir de 2023.

Donc actuellement, et face à toutes ces données, accroître le potentiel d'import-substitution des produits issus de l'industrie de la pétrochimie est le principal objectif assigné au programme de Sonatrach pour les années à venir dans le cadre de sa stratégie (SH 2030). En effet, la stratégie de Sonatrach prévoit un investissement de 8,6 milliards de dollars dans le raffinage et la pétro- chimie. L' objectif étant la réalisation, en partenariat, de quatre projets pétrochimiques production de polypropylène à Arzew, le complexe de téréphtalique acide et de polyéthylène à Skikda, le complexe de vapocraquage d'éthane à Arzew et le complexe de méthanol à Arzew. En efforts propres, Sonatrach a inscrit dans sa feuille de route la réalisation d'une unité d'éthylène à Skikda, d'un complexe de production de benzène et d'une unité de M TBE à Arzew.

Partager cet article

Rédaction et Administration

Lot. Ben Achour Abdelkader Villa n° 27. Chéraga - ALGER

 

Tél. : 213 (0) 21 37.29.63 / 213 (0) 21 36.38.73
Fax : 213 (0) 21 37.58.58

 

redac@actuel-dz.com
l.actuel@gmail.com

Régie Publicitaire et Abonnements

Lot. Ben Achour Abdelkader Villa n° 27. Chéraga - ALGER

 

Tél. : 213 (0) 21 37.29.63 / 213 (0) 21 36.38.73
Fax : 213 (0) 21 37.58.58

 

ANEP Régie presse
1, rue Pasteur - Alger

à Savoir

Les manuscrits, photographies, illustrations ou tout autre document adressés ou remis à la rédaction ne sont pas rendus et ne peuvent faire l’objet d’aucune réclamation.

 

La rédaction

Newsletter

Abonnez-vous à notre Newsletter afin de recevoir nos dernières infos.