Imprimer cette page

Filière du textile : Perspectives prometteuses pour 2019

Renaissance. Marginalisé depuis quelques années, le secteur du textile renaît de ses cendres. En effet, tous les responsables sont optimistes quant à la production nationale du textile en Algérie pour l'année 2019, tout en rassurant que cette dernière connaîtra un saut qualitatif.

Et pour preuve, on annonce que le groupe public des textiles et cuirs Getex va doubler sa production. A noter que le groupe Getex a réalisé un chiffre d'affaires de 10,5 milliards de dinars en 2016 et emploie plus de 8.000 travailleurs.

Notons qu’actuellement, la demande nationale en termes de textile peine à être couverte par les producteurs locaux, à leur tête Getex avec ses 11 filiales qui ne répondent qu’à hauteur de 10% de ce qui est consommé sur le marché. De ce fait, près de 90% de la demande sont importés, ce qui a poussé le groupe à doubler d’efforts pour concrétiser un important investissement de près de 800 millions de dollars afin de moderniser ses équipements de production et de diversifier la gamme des produits offerts sur le marché.

Aussi, avec la production du futur complexe de Relizane avec le partenaire turc, le groupe Getex compte conquérir d’autres parts du marché dans plusieurs gammes des produits demandés sur le marché, sachant que ce complexe a déjà commencé avec des produits semi-finis. Selon les professionnels, l’industrie textile-habillement algérienne est un secteur stratégique porteur d’avenir et d’activité économique clé pour les équilibres socio-économiques de l’Algérie, tout en rappelant que le marché textile-habillement est actuellement envahi à 90% par les importations.

En effet, le secteur dispose de puissants atouts pour figurer dans le peloton de tête des grands acteurs économiques sectoriels au niveau international des coûts de production, d’énergie et de transport compétitifs, un important réservoir de jeunes ingénieurs, techniciens et de diplômés d’écoles de commerce, un solide marché intérieur de 41 millions de consommateurs et la proximité des grands marchés européens d’exportation.

D’autres spécialistes préconisent le lancement d’un plan stratégique national à cinq ans articulé autour de deux grands objectifs. Il s’agit de la reconquête du marché intérieur national par les producteurs nationaux et du développement significatif des exportations, tout particulièrement vers les marchés européens. Ce plan stratégique devrait permettre de multiplier par cinq les effectifs du secteur, pour passer de 50.000 actuellement à 250.000 en 2022, de fournir 80% de la demande intérieure algérienne en produits nationaux et d’atteindre 2 milliards d’euros d’exportation textile-habillement à l’horizon 2022.

Aussi, le plan stratégique devrait être composé d’un important volet formation permettant de créer une nouvelle génération de cadres et techniciens dans les domaines de la création, du marketing et du management. Le plan devrait aussi être axé sur l’intelligence économique, l’attraction des Investissements directs étrangers (IDE), la promotion et la communication ainsi que sur le développement d’un partenariat gagnant-gagnant avec l’Union européenne, y compris dans le domaine de la R&D pour ancrer l’Algérie sur l’économie du futur : fibres et tissus intelligents, vêtements connectés...

Partager cet article