L'Edito du mois

L’Algérie doit faire face à des défis environnementaux grandissants, et afin d’apporter des réponses appropriées aux vulnérabilités identifiées pour notre pays, la stratégie nationale de protection de l’environnement et du développement durable vise à concilier le développement socioéconomique du pays et préservation de l’environnement et du capital naturel pour arriver à atteindre ses objectifs ; le renforcement des compétences est une condition nécessaire à satisfaire.

Les différentes mesures prises dernièrement par le gouvernement pour faire face à la chute du prix du baril de pétrole témoignent de la volonté des pouvoirs publics de maintenir le cap concernant la situation économique du pays. Tous les secteurs ont connu des changements dans leur stratégie de développement, à l’instar de ceux de l’industrie, du commerce et des finances, considérés comme des leviers dans tout développement économique. Nul ne peut nier que le système financier est le système nerveux central des économies de marché modernes. Sans système bancaire et sans système de paiement fonctionnel, il serait impossible de gérer l’ensemble complexe des relations économiques nécessaires à une économie décentralisée caractérisée par un niveau élevé de division et de spécialisation du travail.

La décision de lever le gel sur les projets de travaux publics, prise il y a quelques jours par les pouvoirs publics, devrait être perçue comme un bon signe par les responsables du secteur. D’autant plus que les décisions de report des projets dictées par la situation financière difficile que traverse le pays ont eu des effets préjudiciables sur les entreprises de réalisation, qu’elles soient algériennes ou étrangères. Des centaines d’emplois ont été perdus, des activités ont connu un arrêt brutal et des entreprises qui n’ont pas été payées à temps ont fini par disparaître. Cette situation préjudiciable pour l’économie nationale ne devrait pas s’étaler dans le temps, car elle impacterait d’autres secteurs.

Ouyahia face à la crise

Depuis son arrivée à la tête du gouvernement, Ahmed Ouyahia a multiplié les déclarations et les initiatives. Il est aussi sur plusieurs fronts et dossiers. Avec son dynamisme et sa qualité de gestionnaire redoutable, il a réussi à faire oublier la place qu’occupaient ses prédécesseurs au sein de l’opinion publique. On évoque, d’ailleurs, rarement les noms de Sellal et de Tebboune dans les médias.

L’heure n’est plus au fatalisme

La crise économique qui sévit actuellement en Algérie a relancé le débat sur les capacités du pays à y faire face. Faut-il céder au fatalisme et au désespoir ou se résigner à trouver les solutions qui s’imposent ? Cette question mérite d’être posée, aujourd’hui, étant donné les réactions plus ou moins inappropriées et injustifiées de certaines parties qui prévoyaient des lendemains catastrophiques pour le pays. Ces projections pessimistes ne proposent pas des alternatives et des politiques pouvant aider à sortir de ce marasme. Bien au contraire, elles versaient dans la critique acerbe visant juste à démoraliser la société et à anéantir l’espoir d’une sortie de crise.

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