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Fabrication locale de vaccins contre la Covid-19, un tremplin « international » pour SAIDAL ?

Fabrication locale de vaccins contre la Covid-19, un tremplin « international » pour SAIDAL ?

Rédigé par La rédaction / Publi-rédactionnel / mercredi, 17 novembre 2021 14:51

En se lançant, dès le début 2020, dans la fabrication de la chloroquine utilisée dans le protocole thérapeutique adopté par les pouvoirs publics dans le traitement des malades atteints par le coronavirus 19, le Groupe pharmaceutique national SAIDAL a inscrit son action dans la lutte contre la propagation de cette pathologie et répondre à des besoins fondamentaux liés à la préservation de la santé publique en assurant la disponibilité des produits pharmaceutiques nécessaires pour faire face à cette pandémie.

En 2021, le groupe SAIDAL a franchi une nouvelle étape dans ce processus, en entamant l’aventure de la fabrication du vaccin anti-Covid-19, en collaboration avec l'entreprise pharmaceutique chinoise SINOVAC. Au-delà de garantir la disponibilité du vaccin en Algérie, il s’agit aussi de mettre le curseur sur l’exportation de ce produit vers les pays africains et arabes.

Le lancement de la fabrication du vaccin anti-Covid-19 a été un franc succès ; pouvez-vous nous en dire davantage ?

Le lancement de la fabrication du vaccin anti-Covid-19 par notre Groupe est un réel succès. En effet, et depuis le 29 septembre 2021, la production du vaccin anti-Covid-19 est devenue effective avec la production des premiers lots de validation du premier vaccin anti-Covid-19 fabriqué en Algérie par notre Groupe avec une projection de production de 5,3 millions de doses à partir de janvier 2022 et 96 millions de doses d’ici fin 2022.

Ce projet réalisé en un temps record (seulement deux mois après la signature du contrat) est porté par le ministère de l’Industrie pharmaceutique en application des instructions du président de la République, visant la domiciliation de la production du vaccin anti-Covid -19 en Algérie afin d'assurer notre souveraineté sanitaire et répondre à la demande du plan de vaccination mis en place contre la pandémie.

Le Groupe SAIDAL devient aussi le premier laboratoire pharmaceutique en Afrique à disposer de la licence du partenaire chinois SINOVAC pour fabriquer le vaccin algérien sous le même nom commercial, Corona Vac.

Les autorités ont évoqué la phase d'exportation du vaccin vers les pays africains ; quelle est la stratégie de SAIDAL en amont de cette phase ?

Pour garantir une politique d’exportation efficace, nous avons misé sur la production d’un vaccin de qualité validé par l’OMS et qui répond, donc, aux normes internationales en matière d’innocuité, d’efficacité et de fabrication. Nos installations et procédures de fabrication ont fait l’objet d’une inspection et une validation par une délégation d’experts chinois en vue de garantir sa conformité.

Par ailleurs, notre Groupe dispose de capacités de production de 320.000 doses par jour sur un shift de 8h, soit 8 millions de doses par mois, et dispose des capacités pour pouvoir produire 200 millions de doses par an, en ayant recours à 2 brigades de 8 h.

Avec l'unité de Constantine, SAIDAL a les moyens de répondre aux besoins nationaux et de dégager des quantités supplémentaires pour l’exportation vers les pays d’Afrique et les pays arabes, sans augmenter les capacités de production ni recourir à d'autres unités de production.

Le président de la République compte sur SAIDAL pour redorer le blason du secteur pharmaceutique en Algérie ; pourrait-on voir d'autres vaccins sortir prochainement de vos laboratoires ?

Le président de la République a donné des instructions visant à relancer et promouvoir l’entreprise SAIDAL comme instrument de souveraineté sanitaire. Pour cela, nous avons mis tous les moyens humains et matériels pour la réussite de ce projet qui marque une nouvelle ère dans l’histoire de notre Groupe, qui fait son premier pas dans le domaine de la biotechnologie et pourra envisager dorénavant, pourquoi pas, la production d’autres vaccins.

Pensez-vous qu'une nouvelle stratégie commerciale s'impose pour contrecarrer les velléités concurrentielles du secteur privé ?

Le marché du médicament est aujourd’hui saturé et la concurrence est extrêmement rude. La compétitivité d’une entreprise passe impérativement aujourd’hui par sa capacité à développer sa stratégie lui permettant de faire face à cette concurrence et, surtout, d’en sortir gagnante. C’est pour cela que notre stratégie commerciale est essentiellement basée sur le développement de nouvelles molécules qui ne sont pas encore produites en Algérie et aller vers des segments qui ne sont pas encore satisfaits (oncologie et biotechnologie).

Nous comptons sur notre ministère et sur les instances sanitaires pour jouer le rôle de régulateur sur le marché du médicament.

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