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Inflation : Chronique d’une augmentation permanente

Inflation : Chronique d’une augmentation permanente

Rédigé par A. B. / Economie / mardi, 19 octobre 2021 08:08

Crise. Loin des chiffres officiels, le taux d’inflation a enregistré une hausse importante durant ces trois dernières années. L’une des premières conséquences de la crise sanitaire qui a touché le monde entier, mais aussi la résultante d’une politique monétaire qui a démontré ses limites.

En effet, les effets dévastateurs de la planche à billets et la dépréciation continue de la monnaie nationale ont eu des répercussions visibles sur le quotidien des Algériens, même si dans son discours officiel, le premier responsable du secteur des Finances et du gouvernement, Aïmene Benabderrahmane, avait a assuré, en mars dernier, que l’inflation était « maîtrisée » et que les prix des produits n’ont pas augmenté mais ont été « ajustés ». « L’inflation est très maîtrisée en Algérie par rapport à ce qui se passe ailleurs dans le monde. Vous n’avez qu’à voir les prix », avait-il souligné.

Dans la vie réelle, l’inflation est traduite par l’augmentation vertigineuse des prix des produits de consommation, y compris ceux subventionnés par l’Etat. En effet, si dans la Loi de finance 2021, le taux d’inflation prévu est de 4,9%, l’année 2022 sera encore difficile pour faire reculer le taux d’inflation en raison d’une nouvelle dévaluation de la monnaie nationale de l’ordre de 5% et l’injection à nouveau de sommes importantes sur le marché financier. Ce qui laisse entendre que l’inflation gardera son caractère inflationniste encore pour l’année à venir.

La hausse des prix est ressentie d’une manière très importante par la population et elle est due, notamment, à la perte du pouvoir d’achat qui s’est accentué avec les pertes des emplois. En fait, plusieurs facteurs interviennent pour expliquer cette tendance haussière qui confirme la stagnation de l’économie nationale. Depuis déjà plus de trois, l’économie nationale est au ralenti et la production ne couvre pas la demande sur le marché national. Il existe également le facteur de l’interdiction d’importation de certains produits et, enfin, la question de la dévaluation de la monnaie nationale et la mise en action de la planche à billets.

Les économistes expliquent cette tendance haussière du taux d’inflation par deux facteurs importants : l’injection de la masse monétaire sur le marché et le recul du PIB, et le deuxième facteur est lié au ralentissement de l’activité économique durant ces deux dernières années. Ce qui fait que la demande sur le marché a explosé d’une manière vertigineuse, comme nous l’avons constaté lors de la crise de la farine et de l’huile de table qui sont pourtant des produits subventionnés par l’Etat.

Tuer la spéculation pour maîtriser l’inflation !

Le président de la République a ordonné la préparation d’une nouvelle loi criminalisant l’acte de spéculation. Une manière à la fois de dégonfler la bulle de spéculation et de lutter contre les pénuries de produits de première nécessité. Avec cette décision de haut niveau, le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, affirme que son gouvernement a pris les choses en mains pour résoudre cette question.

Le Premier ministre a annoncé que l’acte de spéculation et de monopole sera criminalisé par une loi qui sera promulguée dans les deux prochaines semaines. « En vertu de cette loi, toute personne se livrant à de telles pratiques sera considérée comme un criminel », a-t-il indiqué.

Enfin, la décision et la volonté politique jouent un rôle important dans la lutte contre la spéculation, mais le plus important se fait sur le terrain ; celui du suivi d’un marché qui échappe au contrôle de l’Etat.

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