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Energies renouvelables : Une bataille de titans

Energies renouvelables : Une bataille de titans

Rédigé par H. M. / Energie / jeudi, 17 juin 2021 09:22

Concurrence. Total Energies, nouvelle appellation du groupe, compte y aller à pas résolus, avec l’ambition de parvenir en 2030 à un mix de production de 35% de pétrole et biocarburants, 50% de gaz et gaz verts et 15% d’électrons verts.

L’un après l’autre, à coup d’arguments qui ne se ressemblent pas forcément, les majors de l’industrie énergétique entérinent leur virage vers d’autres énergies que le pétrole. Les énergies renouvelables, telles que le solaire et l’éolien, se développent un peu partout dans le monde pour représenter 10% de la production mondiale d’énergie, contre 1,5% en 2000. Les grands projets solaires ou éoliens sont de plus en plus rentables. Ainsi, Total Energies, nouvelle appellation du groupe, compte y aller à pas résolus, avec l’ambition de parvenir en 2030 à un mix de production de 35% de pétrole et biocarburants, 50% de gaz et gaz verts et 15% d’électrons verts.

Son P.-dg, Patrick Pouyanné, annonce qu’en dix-huit mois, « nous avons construit un portefeuille de 35 gigawatts de projets renouvelables à horizon 2035, contre 7 GW début 2020, et nous tiendrons l’objectif de 100 GW en 2030. Nous serons alors l’un des cinq plus grands producteurs d’énergies renouvelables du monde ». Pour sa part, le producteur d'énergies renouvelables Neoen lance un programme d'investissements de 5,3 milliards d'euros sur la période 2021-2025 afin d'atteindre 10 gigawatts de capacités en opération ou en construction fin 2025. « La majorité de ce programme sera financée grâce à notre capacité à lever de la dette projets auprès des établissements financiers ainsi qu'aux flux de trésorerie générés par nos centrales dans le monde. »

Le premier responsable de la société précise que « notre ambition est d'accélérer notre croissance. Nous voulons passer de 1 gigawatt de projets gagnés chaque année en 2019 et 2020 à un rythme de 2 gigawatts par an à compter de 2025. Et nous n'envisageons pas de baisse de notre rythme de croissance par la suite ». Cette tendance d’accélérer la cadence pour gagner cette bataille des EnR n’est pas née ex-nihilo. De plus en plus pressées par leurs actionnaires sur les questions climatiques et forcées de diversifier leurs activités face à l'incertitude qui plane sur la demande et les prix de l'or noir, les grandes compagnies pétrolières multiplient les investissements dans le solaire et l'éolien. Et la crise sanitaire agit comme un accélérateur. Aussi, les résultats de 2020 des 5 principales majors font état de pertes cumulées -pour l’Or noir- de plus de 60 milliards €, alors qu’en 2019, elles affichaient des gains cumulés dépassant les 40 milliards €.

Aujourd’hui, face à l'envolée boursière des énergies renouvelables, Eni et Repsol envisagent tous deux de mettre en Bourse leurs filiales d'énergies éolienne et solaire, afin de bénéficier d'une meilleure valorisation de la part de leurs actionnaires.

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