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Idriss Djazaïri : Une icône qui s’en va à jamais…

Idriss Djazaïri : Une icône qui s’en va à jamais…

Rédigé par Fatiha A. / Portrait / mercredi, 11 mars 2020 07:32

Connaisseur des dossiers internationaux, Idriss Djazaïri n’hésitait pas à intervenir pour régler des conflits au sommet d'Etats indépendants ou d'autres croulant sous les décombres de guerres fratricides. Tout récemment, on avait fait appel à lui dans le conflit au Venezuela où un leader de l'opposition, Juan Guardio en l’occurrence, voulait renverser le président Nicolas Maduro, en s'appuyant sur les Etats-Unis, tout en se proclamant nouveau président du pays.

Ancien étudiant à Oxford et Harvard, un des arrières petits-fils de l’Emir Abdelkader, Idriss Djazaïri est décédé récemment à l'âge de 88 ans, laissant derrière lui un long parcours diplomatique. Il avait été longtemps conseillé économique de Boumediène sous les ordres de Smaïl Hamdani, avant de rejoindre les AE, en qualité de SG adjoint.

Avec ses amis Ahmed Taleb Ibrahimi et Mohamed Yala, ils constituaient un trio influent auprès de Boumediène. Driss travaillait sur le dossier du dialogue Nord-Sud. Il a été nommé, en 1980, comme ambassadeur à Bruxelles. Il est père de trois garçons et une fille, issus de deux mariages successifs avec les familles Bentchicou (Constantine) et Mansour (Jijel). Il a voué sa carrière aux bonnes causes, défendant les intérêts suprêmes de son pays et ceux des peuples ravagés par la guerre. Expert émérite en relations internationales, le défunt a été, notamment, ambassadeur de l'Algérie à Washington dans les années 1990 et représentant permanent de l'Algérie à l'Onu, à Genève.

Connaisseur des dossiers internationaux, il n’hésitait pas à intervenir pour régler des conflits au sommet d'Etats indépendants ou d'autres croulant sous les décombres de guerres fratricides. Tout récemment, on lui avait fait appel dans le conflit au Venezuela où un leader de l'opposition, Juan Guardio en l’occurrence, voulait renverser le président Nicolas Maduro, en s'appuyant sur les Etats-Unis, tout en se proclamant nouveau président du pays.

Driss Djazaïri a contribué à la levée de l'embargo sur le Soudan et s'est employé à résoudre le conflit en Syrie. Infatigable en dépit de l'âge, il a enseigné cette année dans la prestigieuse université de Cambridge, aux Etats-Unis. Il était aussi, des années durant, président d'honneur de la Fondation Emir Abdelkader, dont il était l’un des membres fondateurs.

Suite à l'éclatement du mouvement de protestation populaire du 22 février, Djazaïri n’est pas resté indifférent face à cette « révolution ». Il avait appelé à l'ouverture urgente du dialogue. Comme il avait rendu un texte, repris par les sites électroniques et dans lequel il affirmait que « l'Histoire de l'Algérie a toujours été écrite par sa jeunesse. Elle a été fidèle en cela à une tradition ancestrale. L'Emir Abdelkader et Lalla Fadhma N'Soumer avaient à peine 25 ans lorsqu'ils ont entrepris de renverser le cours de l'Histoire de notre pays », a-t-il écrit.

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